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 Anges et démons

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feyfey

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MessageSujet: Anges et démons   Dim 24 Mar - 22:17

Vous avez remarqué, maintenant dans le cinéma il y a deux catégories : les films où les gentils sont gentils et les méchants, ben... Méchants. Oui, je sais, c’est très simpliste.
Mais vous allez voir que la seconde catégorie est bien plus complexe.
Les nouveaux cinéphiles se croient intellectuels, donc il leur faut des scénarios mieux ficelés.

Alors, au départ, je voulais prendre un film pour exemple, mais le temps que je devienne célèbre, que je monte sur les planches et que vous veniez me voir - merci maman - le film serait déjà démodé. Et si vous êtes en train de réfléchir à ce que je viens de dire avant : oui, c’est dans le bon ordre, comme le tiercé. Un producteur doit être sûr de votre célébrité pour vous laisser monter sur les planches, ensuite il fait de la pub parce que je suis célèbre ET sur les planches. Donc, vous venez me voir - arrête maman - et donc je suis vraiment célèbre, et donc je pourrais aller n’importe où parce que je suis devenue une valeur sûre, PARCE QUE vous êtes venus me voir. Maman arrête avec cette banderole, c’est ridicule. Enfin vous voyez comment ça marche le showbiz.

Enfin, revenons à nos films et les deux catégories : une simple, une pas simple.
Allons-y.

Premier scénario : deux gentils et deux méchants. A la fin un des deux méchants devient gentil parce qu’un vrai méchant est toujours seul.
Stade au dessus : deux gentils ( toujours par deux les gentils, c’est symbolique : fidélité, amitié, loyauté, sentimentalité, enfin... tous les mots en T quoi. Sauf mortalité, cet été, voulez-vous du thé ?...) et deux méchants dont un se fait passer pour un gentil pour séduire un des gentils-gentils et, en fait, c’est un vrai méchant-méchant.
Troisième stade : le scénario communiste, avec toujours deux partout ( comme au foot...) dans ce cas-là un des gentils est en réalité un faux gentil mais un vrai méchant. Mais ! - car il y a un mais - Mais ! Pour rééquilibrer, un des méchants devient un vrai gentil.
Il y a aussi le système du « Qui est qui ? » pour mieux tromper le spectateur ( ça c’est pas sympa ).
Alors... En fait le héros n’est pas gentil, mais on le trouve gentil parce que c’est le héros, et les « vrais » gentils - la police - deviennent méchants parce qu’ils embêtent notre gentil héros méchant. Et puis y a le meilleur ami ( ben oui, puisqu’ils passent pour des gentils, ils sont deux ), qui doit être méchant, comme le héros, mais en fait est gentil parce qu’il est avec le héros. Mais ! ( toujours le même...) il devient un vrai de vrai gentil parce qu’il renseigne la police. Mais alors il devient méchant puisqu’il est contre notre méchant héros gentil, c’est le gentil-méchant.



Second grade du système « qui est qui ? »
Premier élément : la belle étrangère, souvent russe pour les Yankees et de préférence allemande pour nous et encore les Yankees. Elle, elle méchante, elle travaille pour les méchants-très-méchants - parce qu’il n’y a que les méchants-très-méchants qui ont des jolies filles comme subordonnées - elle veut vous faire parler, et, généralement, la première rencontre se passe avec un flingue dans la main, face à face inoubliable. Là, magique, un regard. Paradoxe de la violence et de l’amour.
Le spectateur sait déjà qu’elle va changer de camp. Mais comment ?! Ben oui ! Comment ? Simple : le héros gentil va séduire la fille méchante qui, au fond, est une vraie gentille et elle va l’aider à tuer les méchants-très-méchants.
Attention ! Elle peut aussi faire la fausse méchante et devenir gentille mais être, en réalité, une vraie-méchante-fausse-gentille pour mieux profiter du gentil héros.
Enfin, vous voyez ?

Dernier scénario : le pire.
Voilà : le héros est un méchant obligé de faire le gentil pour sauver un méchant monde des mains des méchants-très-très-méchants, eux ils sont nombreux à cause de la contribution financière à apporter pour faire la grosse bombe - ce sont les pires - avec une fille très jolie ( normal, ils sont encore plus méchants que les méchants-très-méchants donc ils ont une plus jolie fille ) qui est une vraie-fausse-méchante, qui va trahir le faux-gentil héros pour mieux être gentille à la fin. Alors que le héros, qu’on croyait vraiment devenu gentil après avoir tuer tous les méchants-très-très-méchants, redevient méchant. Et la fille, devenue une vraie gentille, va encore trahir pour le livrer à la police qu’on croit méchante parce qu’elle comprend rien.

Au final les méchants-très-très-méchants sont toujours éliminés ( s’ils sont pas tous morts c’est qu’il y aura une suite ). La vraie fille vraie-méchante-fausse gentille devenue vraie-gentille-fausse-méchante, se retrouve seule et travaille pour les vrais gentils : la police, parce que le méchant-faux-gentil héros - on appelle ça un anti-héros parce qu’il ressemble pas à un gentil héros mais on l’aime bien quand même puisque le film est sur lui - lui est resté méchant donc il est en prison.
Résultat : il reste la gentille et jolie fille seule et éplorée, prête à se faire consoler.
Morale : seules les femmes s’en sortent, et si elles meurent c’est que les méchants visent très mal.
Et tout ça en 1h30, 2h00.
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Anges et démons

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